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Congo : la créatrice de la 5 000e entreprise de 2026 récompensée
La promotrice d’un pressing a reçu un chèque d’un million de francs CFA et une distinction honorifique. Le ministère veut encourager la formalisation des activités économiques.
Par La rédaction MC+ · 24 octobre 2026

Le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat a récompensé Marysa Gloria Bouanga Ebata, promotrice de la 5 000e entreprise créée en République du Congo en 2026. Le 15 octobre, à Brazzaville, elle a reçu un chèque d’un million de francs CFA ainsi qu’une distinction honorifique. Cette initiative vise à encourager la création d’entreprises formelles, notamment auprès des jeunes et des personnes exerçant dans le secteur informel.
Une entrepreneuse récompensée à Brazzaville
Le 15 octobre 2026, à Brazzaville, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat, Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa, a remis un chèque d’un million de francs CFA et une distinction honorifique à Marysa Gloria Bouanga Ebata, promotrice de la 5 000e entreprise créée au Congo en 2026.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir l’entrepreneuriat et d’encourager les acteurs économiques à formaliser leurs activités. La bénéficiaire dirige un pressing récemment lancé et a effectué les démarches de création de son entreprise auprès de l’Agence congolaise pour la création des entreprises, l’ACPCE.
Selon les informations communiquées par la ministre et rapportées par l’Agence Congolaise d’Information, 5 150 entreprises avaient été créées à la date de la cérémonie. Le ministère se rapprochait ainsi de son objectif annuel de 6 000 créations d’entreprises pour 2026.
Encourager la formalisation des activités
Au-delà de la récompense individuelle, le ministère entend adresser un signal aux entrepreneurs qui exercent encore dans le secteur informel. La formalisation permet notamment d’inscrire une activité dans un cadre administratif reconnu et de faciliter certaines démarches professionnelles.
Lors de la cérémonie, la ministre a encouragé les femmes et les autres acteurs du secteur informel à entreprendre les démarches nécessaires pour officialiser leurs activités. Elle a également évoqué les dispositifs publics d’accompagnement, de formation et de financement destinés aux petites entreprises.
Parmi les structures citées figurent l’ACPCE, chargée de faciliter les formalités de création des entreprises, et le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (FIGA), qui intervient dans l’écosystème d’appui aux petites et moyennes entreprises.
Le parcours d’une entrepreneuse
Marysa Gloria Bouanga Ebata a exprimé sa satisfaction à la suite de cette distinction, qu’elle considère comme une reconnaissance de sa détermination et de son ambition.
Elle a encouragé les jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat, même avec des moyens de départ limités, en insistant sur la patience, la persévérance et les efforts nécessaires pour développer une activité.
Son témoignage souligne également les difficultés auxquelles les petites entreprises peuvent être confrontées après leur création. La promotrice a notamment évoqué les problèmes d’approvisionnement en électricité, une contrainte qui affecte le fonctionnement quotidien de son pressing.
Un objectif de 6 000 entreprises en 2026
Avec 5 150 entreprises enregistrées à la date de la cérémonie, le ministère indiquait se rapprocher de son objectif de 6 000 créations pour l’année 2026. Ce chiffre constitue un indicateur de la dynamique de formalisation suivie par les autorités.
Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de mesurer la pérennité des entreprises créées, le nombre d’emplois générés ou leur contribution à l’économie. Ces éléments nécessiteraient des données complémentaires sur la survie des entreprises, leur activité et leur développement.
La distinction accordée à Marysa Gloria Bouanga Ebata met ainsi en lumière une initiative entrepreneuriale individuelle, tout en rappelant les enjeux de l’accompagnement des petites entreprises après leur immatriculation.
Pour les futurs entrepreneurs congolais, les dispositifs d’information et d’accompagnement proposés par les structures publiques peuvent constituer un point de départ pour se renseigner sur les formalités de création et les mécanismes de soutien disponibles.
Sources : Agence Congolaise d’Information, 19 octobre 2026 ; ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat, 20 octobre 2026.



